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 Cahiers de l'ARM      Soutenues par l'ARM

 

LES PUBLICATIONS SOUTENUES PAR L'ARM

Une des missions de l'ARM est le soutien a la publication papier et audiovisuelle (actes de colloques, traductions, essais) et documents (DVD d'entretiens avec Rene Girard en 2006 et 2008).

 


  Rene Girard, Achever Clausewitz, Entretiens avec Benoit Chantre, Flammarion , coll." Champs Essais", 2010;

 


  Rene Girard, Sanglantes Origines , Flammarion, 2010;

 


  Rene Girard, La conversion de l'art, Livre DVD, Carnets nord, 2008; Flammarion, coll. "Champs Essais", reedition 2010;

 


  "Rene Girard, La violence et le sacre", DVD, Ed Montparnasse, 2006;

 


  Paul Dumouchel, "Le Sacrifice inutile", Flammarion, 2010;

 


  Raymund Schwager, "Avons-nous besoin d'un bouc émissaire ?" Flammarion, 2010.

 

 


  Ouvrages Collectifs :

 

 


  Cahier de l'Herne Rene Girard, dir. : Mark Anspach, 2008;

 


  Jean-Pierre Dupuy, Dans l'oeil du cyclone, colloque de Cerisy Carnets nord, 2008;

 


  De l'auto-organisation au temps du projet (série de conférences enregistrées)

 

 

 Figures du messie, actes du colloque du Chatelet, Le Pommier, 2011;

 

  "Philosophie-Magazine  Hors série René Girard.

 

 

 

LES CAHIERS DE L'ARM


  En partenariat avec l'ARM, les Editions PETRA éditent les "Cahiers de l'ARM" : Commande en librairie ou sur le site de Petra

 

En partenariat avec l'ARM, les Editions PETRA éditent les "Cahiers de l'ARM"

 

Commande en librairie ou sur le site de Petra

 

Mimésis conflictuelle. Fiction littéraire et violence chez Cervantès et Calderon

Cahier ARM_Mimesis​Cesareo BANDERA


Préface de René GIRARD

Introduction de Paul DUMOUCHEL

 

Traduction Alain BAQUIER

​Mimesis conflictiva. Ficcion literaria e violencia en Cervantes y Calderon

ISBN: 9782847431636  01/12/2016 246 pages

 

16.00€   > commander sur le site des Editions Petra

 

En dépit des apparences, ce ne sont pas des différences entre les hommes que le désir engendre mais leur absolue égalité. Parce qu’il est mimétique, le désir débouche sur le même, et ce même est le différend. Cesáreo Bandera piste ici le désir mimétique en divers épisodes du Don Quichotte de Cervantès et de La Vie est un songe de Calderón. Établissant le lien qui unit chacun à son oeuvre, il en élucide la grandeur.


Particulièrement éclairante est son analyse de la relation de Cervantès à son héros. Cervantès entend s’en moquer mais découvre que son anti-quichottisme est une espèce de quichottisme violemment dénié. Il lui arrive avec le Quichotte ce qui arrive souvent à ses personnages avec l’ingénieux et fol hidalgo, quand la moquerie se retourne contre eux. Le roman se convertit ainsi lui-même en une vaste et pénétrante réflexion sur l’acte de la création.


La vie est un songe : la comédie est un reflet de la vie, dans l’exacte mesure où la vie est un reflet de la comédie. L’art et la vie réagissent comme deux miroirs en vis-à-vis. Le désir mimétique est à l’origine de la fiction littéraire. Le roman et le théâtre ne font que refléter la discorde que le désir attise : la mimésis est conflictuelle. Si Cervantès et Calderón furent les premiers critiques de leurs oeuvres, Cesáreo Bandera nous livre la critique dans laquelle ils ont puisé.


Publié à Madrid en 1975, Mimesis conflictiva est enfin rendu accessible en France, précédé par un avant-propos de Paul Dumouchel et la préface originale de René Girard.

 

Sommaire: 

 

Avant propos – La vérité de la fiction (Paul Dumouchel)

 

Note du traducteur (Alain Baquier)

 

Préface (René Girard)

 

Introduction

 

Cervantès

I.    Cervantès face à don Quichotte : violence symétrique entre la réalité et la fiction

II.   Le problème de l’objectivité romanesque

III.  Le désir métaphysique et la folie quichottesque

IV.  La folie de Cardenio et la pénitence de don Quichotte

V.   L’histoire de Lope Ruiz et de la Torralba et l’aventure des fouloirs

VI.  La fin de l’itinéraire de Persilès et Sigismonde 

VII. L’auberge de Juan Palomeque 

VIII. La nouvelle du Curieux impertinent 

IX.   La fiction critique

 

Calderón

I.   Exposé préliminaire

II.  Rosaura

III. La guerre civile 

IV. La crise de l’individualité 

V.  La mort de Clarín

VI. « Pharmakos »

Duchamp révélé. L'art contemporain à l'épreuve de la théorie mimétique

Cahier ARM_Duchamp


  Jean-Marc BOURDIN


 

  ISBN: 9782847431629  01/12/2016  322 pages

 

 

  19.00€

 

   > commander sur le site des éditions Petra

 

 

 

 

Très jeune, Marcel Duchamp renonça à la peinture et à la marchandisation de ses oeuvres, après avoir subi l’exclusion de son Nu descendant un escalier n° 2 du Salon des Indépendants, en 1912. Cet épisode rappelle les mythes fondateurs tels que René Girard les a analysés : rejetée par les siens comme maléfique, la victime est ensuite célébrée comme bénéfique et finit par déterminer les règles de sa communauté.


C’est ce que vécut Marcel Duchamp. Cet incident contribua à son exceptionnelle lucidité. L’artiste le redoubla ainsi délibérément, en 1917, en exposant un urinoir, voulant par là interroger sur l’existence d’oeuvres qui ne seraient pas d’art.


Cette pénétration lui conféra une capacité à échapper au jeu des rivalités mimétiques, dans une discrétion qui n’eut d’égal que l’accroissement paradoxal de sa renommée. Cet événement dérisoire en apparence eut une influence déterminante sur son existence personnelle – mais aussi sur les orientations de l’art conceptuel qui domine la scène contemporaine depuis un demi-siècle, sans toujours faire montre du même désintéressement.

 

Sommaire: 

 

Introduction - La possibilité d’un regardeur de plus

 

                                                                                 I

                                         L’(an)artiste le plus intelligent du xxe siècle

Un modèle… pas tout à fait comme les autres – Un disciple avoué de la tradition et des littérateurs – Humble au point de cacher son humilité – Un détachement de tous les instants – Le refus répété des rivalités – Le triomphe de la victime – Un miséricordieux, voire un ressuscité et pourquoi pas un thaumaturge ! – Un maître de la consécration et de la désacralisation – Un promoteur d’un amour qui n’est que don – Un révélateur de la vérité – Une nouvelle morale ?

 

                                                                            II

                                       Le moment de l’œuvre : le cycle de la mariée

Dix ans de réflexions – Une machine insensée à produire du sens – Le « virgule même », ornemental ou révélateur ? – Les personnages : la mariée d’abord, l’héroïne de la fête – Les célibataires dans le cimetière des uniformes et livrées, une anagramme génératrice ? – Les témoins oculistes – Mais où est donc le marié de la noce ? – Les lieux de la physique amusante et… de la psychologie navrante – L’action : du parcours du gaz d’éclairage à la mise à nu, une longue métaphore entre peinture et érotisme comme désir – Étant donnée la chute d’eau – Étant donné le gaz d’éclairage – Déterminer les conditions de l’exposition extra-rapide de plusieurs collisions semblant se succéder rigoureusement suivant des lois – Isoler le signe de la concordance entre cette exposition extra-rapide d’une part et le choix des possibilités légitimées par ces lois d’autre part – De l’importance du chiffre 3 – Intermède : l’étrange réminiscence d’un mythe fondateur védique – Marcel Duchamp et Girard, même combat ?

 

                                                                      III

                                               Le piège du regardeur : étant donnés
                                         1° le calembour fécond 2° la fin de la partie

Quand le tableau fait le regardeur – Que se cache-t-il derrière la porte ? – Fiat lux dans un théâtre d’illusions – De La Mariée mise à nu… à Étant donnés… : réminiscences, opposition, continuité, conjugaison ? – La continuité du moulage – La difficile conjugaison de la photographie – L’épilogue d’une même histoire de sexe et/ou de mort – Le calembour fécond, l’ironisme d’affirmation, le possible, l’inframince et tout ce qui s’ensuit – Le regardeur enfin (remis) à sa place – La fin de la partie – La théorie mimétique a-t-elle quelque chose à ajouter ? 

 

                                                                                IV

                                             La place du projet : le déjà fait jamais vu

L’art sans la manière, une nouvelle perspective ? – Ready-made peut-être, mais longue gestation – Encore et malgré tout la peinture – Quand la vue illusionne les autres sens – Renouveler le sens des textes – Et toujours (pas seulement) le sexe – Vaincre la puissance de la répétition : du pareil au différent – Un exemple rare d’appropriation non mimétique – Rrose Sélavy, un (an)artiste ready-made rectifié ? – Les multiples de un – La puissance de la signature – Une peinture ready-made, est-ce possible ? – Le sens de la désorientation.

 

                                                                                  V

                                               Devenir individu : le processus créatif

Le rébus et le puzzle, alpha et oméga de l’avant-garde ? – La conférence de Houston (1957) – La dynamique des situations relationnelles – Entre artiste et intention – Entre intention et réalisation – Entre artiste et réalisation –Entre spectateur et réalisation – Entre spectateur et intention – Entre spectateur et artiste – De La Mariée mise à nu… à Étant donnés… (suite et presque fin) – Où aller pour devenir individu à son tour ? (conférence de Philadelphie, 1961) – Le philosophe de la mort (et de la toujours possible renaissance) de l’art – De certains cousinages littéraires – Quelques apports de la théorie mimétique à Duchamp – …et réciproquement.

 

Conclusion - À plus d’un titre…

L’appareil – La pareille et le même – De l’appareil au même – De là, pareil homme aime (!) – À titre subsidiaire : Untitled?

 

Annexe 1 – Un résumé de la théorie mimétique

 

Annexe 2 – Une tentative de décryptage de À bruit secret

 

Bibliographie

 

Index alphabétiques des oeuvres citées

Le désir de l'Autre. René Girard et Michel Henry

Cahier ARM_Desir   Contributions de Thierry Berlanda, Benoît Chantre, Grégori Jean, Jean-Philippe Milet, Adrian Navigante et Jérôme Thélot.

 


ISBN: 9782847431643   01/12/2016   128 pages 

 

Prix : 14.00€    > Commander

 

 

 

 

Le 7 novembre 2015, avait lieu à la BNF un colloque confrontant les pensées de René Girard et Michel Henry, intitulé « Le désir de l’Autre ». Cette rencontre eut lieu trois jours après le décès de René Girard. Elle fut ainsi pour tous les participants l’occasion de lui rendre hommage. A la suite des confrontations déjà organisées par l’Association Recherches Mimétiques entre René Girard et des penseurs français du XXe siècle (Bourdieu, Levinas, Lévi-Strauss, Derrida, Sartre, etc.), il apparaissait nécessaire de mettre la théorie mimétique en présence, cette fois, de la phénoménologie de Michel Henry, chez qui la question de l’Autre est cruciale.


Nos travaux nous ont permis de manifester, peut-être contre toute attente chez des penseurs aux méthodes si différentes, une convergence, voire une complémentarité, dans la définition du désir, dans celle de la nature de la violence qu’il suscite, et aussi dans celle de la possibilité de son dépassement.

 

 

Sommaire: 

Introduction

Thierry Berlanda

 

L’identité des frères

Benoît Chantre

 

Les choses mêmes. Entre René Girard et Michel Henry

Jean Philippe Milet

 

La violence du désir ressortit-elle radicalement au désir de violence ?

Thierry Berlanda

 

Désir et (non-)savoir : envisager l’altérité avec Girard, Levinas et Henry

Adrian Navigante

 

Le désir d’autrui, entre violence et érotisme. René Girard et Michel Henry

Grégori Jean

 

Voix et sacrifice dans le cinématographe de Robert Bresson. À la lumière de Michel Henry et de René Girard      

Jérôme Thélot

 

 

 

 

AUTRES LIVRES AUTOUR DE LA THEORIE MIMETIQUE

AUX EDITIONS PETRA

Cultures latino-américaines et poétiques de l'émultation. Littérature des faubourgs du monde ?

 

Joao Cezar de CASTRO ROCHA

 

Ce livre a pour ambition de mettre en lumière des affinités électives entre la théorie mimétique, développée par René Girard, et un ensemble de procédés esthétiques et intellectuels qui composent un nouveau cadre théorique, la poétique de l'émulation, et qui caractérisent la force des cultures.

 

 

en savoir plus

L'île de la Possession. Archipel Crozet. Terres australes et antarctiques françaises. Ethnologie d'une île déserte

 
Alain BAQUIER

 

 

Depuis 1964, chaque année, une nouvelle « mission » composée de trente personnes tout au plus est dépêchée pour un an sur l’île inhabitée de la Possession, située au sud de l’océan Indien, dans les Terres australes et antarctiques françaises, afin d’y affirmer la souveraineté nationale et d’y conduire des activités scientifiques.

Une île déserte ne l’est plus dès que l’on pose le pied dessus. L’humanité s’y reconstitue dans une absence et un excès à la fois, hors de « la société » mais plus qu’ailleurs en société. Le « bout du monde » est une limite et un extrait, un concentré dans un décor approprié, extrême et virginal. Dans ce laboratoire in vivo, un phénomène qui y demeure exceptionnel s’y montre le cas échéant avec une clarté qui l’est autant : le processus du bouc émissaire, dont la menace a inspiré le folklore local.

 

 


 EDITIONS SOUTENUES PAR L'ARM  

 

 

 

VIENT DE PARAITRE

 

 

 

 

 

Le clocher de Tübingen

Œuvre-vie de Friedrich Hölderlin

par Benoît Chantre

Editions Grasset

 

 

Ce livre continue l’enquête sur la relation franco-allemande ouverte par Benoît Chantre avec René Girard, dans Achever Clausewitz en 2007. Il constitue aussi une introduction à l’œuvre mal connue d’un des plus grands poètes modernes.

 

Rencontre avec Benoît Chantre, à la librairie Millepages de Vincennes, 

le mardi 15 octobre à 19h30,

à l’occasion de la parution de son  livre, aux éditions Grasset 


 

De 1807 à 1843, les habitants d’une ville du Wurtemberg ont vu un promeneur solitaire quitter et retrouver la maison d’un charpentier bâtie sur le rempart. Ils se sont habitués à cette figure qui murmurait tout en marchant des bribes de français ou des vers grecs.

 

Il s’appelait Friedrich Hölderlin. Auteur d’un roman célèbre, Hypérion ou l’ermite de Grèce, il avait été l’ami de Schelling et de Hegel. Après une grande histoire d’amour, il était parti en France et avait vécu là-bas un « bouleversement » dont ses poèmes gardent la trace. Mais ses traductions de Sophocle, publiées au retour, avaient fait rire aux larmes Goethe et Schiller : la légende du poète fou venait de commencer.

 

Et si la légende mentait ? Si le poète avait voulu dire autre chose en écoutant le reste de sa vie sonner les heures au clocher de Tübingen ? Dernier feu de la tradition mystique qui éclaira la nuit européenne et premier « artiste dégénéré » d’Allemagne, Hölderlin ne pouvait pas être entendu. Il le peut maintenant que les glaciers fondent et que les villes s’embrasent. Nous devons le relire, entendre la leçon de sa ténacité.

 


Benoît Chantre est écrivain et éditeur. Il a fondé avec René Girard, en 2005, l’Association Recherches Mimétiques (www.rene-girard.fr). Il a aussi travaillé pour le théâtre, collaboré à plusieurs revues, publié des livres d’entretiens, de nombreux articles et deux essais : Péguy point final (Le Félin, 2014) et Les Derniers Jours de René Girard (Grasset, 2016).

 



 

Et William devient Shakespeare

Lecture croisée des Sonnets et de l'oeuvre théâtrale de William Shakespeare

 

par Joël Hillion

Editions L'Harmattan

 

La proposition de Joël Hillion, dans le prolongement de ses précédents travaux sur les Sonnets, repose sur l'idée que la transformation de Shakespeare au cours de sa carrière n'est pas le fruit du hasard mais celui de l'expérience, de son expérience unique. L'auteur pose l'hypothèse que cette expérience décisive est inscrite dans les Sonnets. Au-delà de leur rédaction, Shakespeare se libère peu à peu des contraintes imitatives et affirme sa singularité. L'analyse croisée des Sonnets et des pièces de théâtre sont une clé qui permet d'ouvrir les portes à peine closes de toute l'oeuvre.


Cet essai ne s'adresse pas en priorité aux « spécialistes ». Joël Hillion espère intéresser tout amateur de Shakespeare qui veut en savoir plus sur cet illustre inconnu. En soulevant une partie du voile sur les mystères qui entourent encore la vie et l'oeuvre du Barde, il interroge sa production pour savoir ce que Shakespeare dit de lui-même. Cet ouvrage est une sorte de portrait-robot du plus grand dramaturge et poète de langue anglaise.

 


 

Joël Hillion s'est investi depuis longtemps dans l'étude de William Shakespeare. Il est membre de l'ARM et a participé au colloque "René Girard, lecteur de Shakespeare." Il a publié plusieurs ouvrages dont Le Désir mis à nu, Le désir mimétique révélé à travers le langage de Shakespeare dans les "Sonnets" (2012); L'alter de mon égo, Empathie, mimétisme et éducation (2017).

 

>>> Lire la recension de Jean-Louis Salasc sur le Blog émissaire

 



 

Scandales et démocratie
 

Jérôme Lèbre

Editions Desclée de Brouwer

 

 

Le présent essai, qui tente de penser la prolifération actuelle des provocations, des scandales et des affaires, s'inspire de façon neuve et originale de la théorie girardienne du scandale.

 


De Cahuzac à Benalla, les scandales suivent le rythme du monde ou participent à son accélération. Ils se diffusent par Internet, entraînant révélations et réactions instantanées. Au point que nous ne faisons plus la différence entre le vrai scandale et la provocation artificielle.


Rien ne semble alors nous arrêter, ni dans la transgression ni dans la défense des règles, qui fragilise plus qu'elle protège. Scandaliser ou se scandaliser n'est pas réservé aux extrémistes. Nous sommes tous guettés par un conformisme qui engendre à son tour des scandales financiers, humanitaires, écologiques…


C'est en résistant à cette multiplication de provocations, de scandales et d'affaires que nous pourrons faire apparaître le motif de cet emballement : un désir de justice qui affirme pour tous un droit à l'existence sur une Terre fragilisée. Que des êtres singuliers fassent de ce désir un droit, c'est la condition même de la démocratie.
 


Jérôme Lèbre ancien élève de l'École normale supérieure, est membre du Collège international de philosophie. Il a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels : Vitesses (2011) ; Derrida – La justice sans condition (2013) ; Les Caractères impossibles (2014) ; avec Jean-Luc Nancy, Signaux sensibles (2017) ; et plus récemment, Éloge de l'immobilité (2018).

 

Dans le cadre de "La Caméra du philosophe" (ARM/ ICP), Jérôme Lebre analysera le 5 février 2020 le film Homo Faber (Trois femmes) de Richard Dindo.

 

 

>>> Lire l'article "Du bon usage du scandale dans la démocratie" de Jérôme Lebre sur iPhilo



 

Du sacrificiel dans l'art

 

Jean Nayrolles

Editions Kimé

 

 

En partant d'un lien originel entre violence et art, l'auteur interroge la place de la violence sacrificielle dans la culture artistique occidentale, d'un point de vue anthropologique et historique.

 


 

Un lien s’est noué, à l’origine, entre art et violence. Mais de quelle origine, de quel art et de quelle violence s’agit-il ? Parmi ces trois termes, seul le dernier désigne une réalité transcendante à l’intérieur de l’univers humain. Les deux autres ne s’appliquent à aucune essence fixe, mais, au contraire, sont toujours pris dans le mouvement d’une histoire. En l’occurrence, c’est l’histoire de la culture occidentale qui est explorée ici, dans une perspective à la fois anthropologique et historique, depuis la formation du monde grec jusqu’au seuil de notre modernité.

 

Dans la genèse des formes artistiques de la Grèce, la réalisation plastique d’une anatomie humaine apparaît et s’impose comme l’axe même de la beauté du visible en se substituant à un corps réel voué à la mort. La violence sacrificielle s’est inversée en production d’images. Un nombre impressionnant de mythes conservent le souvenir à peine voilé de ce phénomène pourtant demeuré inaperçu. De la contre-violence primordiale qui s’y dessine, les ressorts seront oubliés mais n’en demeureront pas moins inscrits dans le devenir de l’art à travers les siècles.

 

C’est à suivre les recompositions successives de ce lien noué aux origines que s’attache ce livre. Les huit chapitres qui le composent dessinent donc un récit, mais, considérés séparément, ils peuvent aussi être abordés comme autant d’essais autonomes, chacun décrivant une nouvelle configuration du sacrificiel dans l’art.

 


 

Jean Nayrolles est professeur d'histoire de l'art contemporain à l'Université de Toulouse-Jean Jaurès. Il a consacré de nombreuses années de recherche au mouvement de redécouverte du Moyen Age à travers la production artistique et l'historiographie des temps modernes (L'invention de l'art roman à l'époque moderne, XVIIIe - XIXe siècle, PUR, 2005). Il s'est ensuite orienté vers une approche anthropologie de l'histoire de l'art.

 

 

  

La-guerre-qui-ne-peut-pas-avoir-lieu

  La Guerre qui ne peut pas avoir lieu

 

  Jean-Pierre Dupuy

 

aux éditions DDB

 

Nous sommes plus près d'une guerre nucléaire que nous ne l'avons jamais été pendant la Guerre froide, mais la plupart des gens sont aveugles à ce danger. Ils ont appris que les armes nucléaires ne servent qu'à une chose : empêcher que les autres les emploient. C'est ce qu'on appelle la dissuasion. Ils pensent aussi que ces armes sont trop destructrices pour qu'on soit tenté de les utiliser. Telles sont les illusions qui leur permettent de dormir tranquilles.

 

Entre l'été 2017 et janvier 2018, nous avons plusieurs fois frôlé une guerre nucléaire que ses protagonistes, Donald Trump et Kim Jong Un, ne voulaient nullement, pas plus que ne la voulurent Kennedy et Khrouchtchev pendant la crise de Cuba. Les intentions des acteurs comptent en effet très peu. Des « machines apocalyptiques » décident aujourd'hui pour nous, des systèmes de déclenchement semi-automatique où le faux calcul, la mauvaise interprétation ou l'accident jouent un rôle déterminant.

 

On repose donc ici à nouveaux frais la question de l'efficacité et de la moralité de l'arme nucléaire.

 

Jean-Pierre Dupuy est professeur à l'Université Stanford. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages, parmi lesquels : L'Enfer des choses. René Girard et la logique de l'économie (avec Paul Dumouchel, 1979) ; La Panique (1991) ; Le Sacrifice et l'envie (1994) ; Pour un catastrophisme éclairé (2002) ; Petite métaphysique des tsunamis (2005) ; La Marque du sacré (2010) ; L'Avenir de l'économie (2012) ou La Jalousie. Une géométrie du désir (2016).

 

>>> VOIR

Enregistrement de la soirée débat du 11 mars 2019, à Vincennes : "Penser l'Apocalypse - autour du livre et de l'oeuvre de Jean-Pierre Dupuy", avec Jean-Pierre Dupuy, Vincent Delecroix et Camille Riquier

 

Emission RFI du 23 janvier 2019 "Facebook, mimétisme et catastrophe"

 

Analyse de Octave Larmagnac Matheron dans Philosophie magazine

 


 

alison Connaitre JésusConnaître Jésus
James Alison
 

François Rosso (Traduction)

aux éditions Artège

 

 Connais-tu Jésus ? As-tu une relation personnelle avec le Christ ? Comment le fait qu'il soit ressuscité change-t-il ta vie ? Ces questions sont sans aucun doute au coeur de toute vie chrétienne. James Alison y répond avec sa clarté et sa pédagogie habituelles. En disciple de René Girard, il renouvelle en profondeur la compréhension du sacrifice du Christ, victime qui pardonne, et montre comment l'expérience pascale peut bouleverser notre existence.


 Afin de favoriser la méditation, l'auteur propose à la fin de chaque chapitre une série de questions. 


James Alison est un prêtre catholique anglais, théologien et écrivain. Il s'est fait connaître par ses travaux sur les applications de la théorie mimétique à la théologie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages traduits en différentes langues, dont 12 leçons sur le christianisme paru en 2015 chez Desclée de Brouwer.
 

 


 

Girard Orisni

 

   René Girard

 

  Christine Orsini

 

   aux éditions PUF - collection Que-sais-je ?

 

La pensée de René Girard (1923-2015) repose sur une idée simple en apparence : l’imitation est le propre de l’homme. En tenant pour acquise la nécessité où nous sommes d’imiter pour vivre en société, Girard s’est intéressé exclusivement aux effets pervers et destructeurs de l’imitation quand elle porte sur les désirs : imiter les désirs des autres, c’est entrer avec eux dans des rapports de rivalité et de violence…
En élargissant son champ d’investigation, d’abord littéraire, à l’anthropologie scientifique pour y intégrer la violence et les religions qui l’ont contenue – aux deux sens du verbe –, Girard s’est avancé au-delà du cloisonnement des sciences humaines, vers une véritable science de l’homme.
La singularité de cette science ? Une lecture tout à fait neuve des textes scientifiques, philosophiques, littéraires, religieux, qui, au milieu du désarroi et du scepticisme ambiants, donne du sens aux temps que nous vivons.

 

Agrégée de philosophie et secrétaire générale de   l’Association Recherches mimétiques (ARM),  Christine Orsini a contribué au livre collectif  René Girard et  le problème du mal (Grasset, 1982) et au colloque  de Cerisy « Autour de René Girard  » en 1983. Elle est également l’auteur de La Pensée de René Girard (Retz, 1984).

 


Aux éditions l'Harmattan

Bourdin philosopheRené Girard, philosophe politique malgré lui

René Girard s'est toujours défié de la philosophie. Son anthropologie fondamentale laisse en grande partie le politique de côté. Il n'ignore pourtant pas que les hommes aspirent à la concorde civile et à la paix des nations. Et le rôle central du désir mimétique lors de l'émergence des sociétés modernes, soucieuses d'une égalisation croissante des conditions, l'oblige à produire une philosophie politique originale. Elle met en évidence que l'égalité, loin d'apaiser, est une des causes principales de la rivalité.

 

 

 

 

Bourdin PolitiqueRené Girard, promoteur d'une science des rapports humains

 

Contrairement à l'idée selon laquelle l'égalité rendrait sans objet les convoitises et éliminerait les occasions de conflit, elle les suscite : le paradigme des frères ennemis vaut entre les hommes comme entre les peuples. Une histoire mimétique vient le confirmer. L'anthropologie fondamentale de René Girard se révèle ainsi apte à unifier les disciplines qui prolifèrent dans le champ des humanités pour reposer à nouveaux frais la question majeure du politique : la contention de la violence.

 

 

                           Jean-Marc Bourdin

 

Jean-Marc Bourdin est docteur en philosophie de l'Université Paris 8. Il est également l'auteur du Duchamp révélé et de L'art contemporain à l'épreuve de la théorie mimétique en 2016. Il dirige le" Blog émissaire" de l'ARM.


 

> Lire l'interview de Jean-Marc Bourdin dans le  Blog émissaire  

 


 

 

 

couv penser la foi chretienne

 

 

 Penser la foi chrétienne après         René Girard

 

  Bernard Perret

aux éditions Ad Solem (parution 23 mai 2018).

 

 

 

  L'œuvre de René Girard a remis l'anthropologie religieuse au   goût du jour et a influencé en profondeur d'autres domaines   des sciences humaines et sociales. Son apport à   l'intelligence  de la foi chrétienne est considérable : en   montrant comment la Passion du Christ dévoile les ressorts   de  la violence constitutive des sociétés, Girard a éclairé la   singularité des Evangiles par rapport aux mythes fondateurs   de la culture humaine.

 

   Un nombre croissant de théologiens se sont emparés de sa pensée pour reposer les questions du mal, du sacrifice et de la Rédemption. L'un des bénéfices de cette lecture des Evangiles est de souligner la cohérence entre la prédication du Royaume et la signification des circonstances de la mort de Jésus. Plus largement, elle permet de lire les textes bibliques comme la découverte progressive de la non-violence de Dieu.

 

  Ce livre est d'abord une présentation des enjeux de la pensée de René Girard pour le christianisme et un premier bilan des théologies qui s'en inspirent. L'auteur conduit ensuite une réflexion plus personnelle sur les rapports entre anthropologie et théologie. Il montre comment la théorie de Girard permet de penser les relations entre religion et violence, et il interroge le sens du rituel chrétien dans un contexte de sécularisation. 

 

 

Bernard Perret est essayiste et vice-président de l’ARM. Il a mené une double carrière de haut-fonctionnaire et de chercheur en sciences humaines. Ses travaux touchent des sujets variés : questions économiques et sociales, écologie, anthropologie sociale, christianisme. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : L'Economie contre la société (avec Guy Roustang ; 1993 ; réed. 2001) ; La Logique de l'espérance (2006) ; Vers une raison écologique (2011).

 

 

Nous avons posé trois questions à Bernard Perret pour présenter ses recherches en quelques minutes

 

question 1

 

Q 2

 

question 3

 

> Interview de Bernard Perret


Oughourlian Le travailLe travail qui guérit

Jean-Michel Oughourlian

 
aux éditions Plon
 
  Elles sont six, réparties entre Nantes, Le Mans, Tours et Cholet. Six usines où sont fabriqués les systèmes de câblages électriques équipant des voitures haut de gamme. Leur particularité ? Tous les opérateurs (700 sur un effectif de 830 personnes) sont porteurs de handicaps mentaux, trisomie 21, autisme, de schizophrénie, de retards cognitifs importants... Pourtant, ils travaillent tous. Ils ont un salaire, des contraintes ; en somme une vie professionnelle " normale " et un objectif : la réinsertion en milieu " classique " (usine, entrepôt, commerce...). 
   Le psychiatre Jean-Michel Oughourlian s'est immergé dans ces extraordinaires " usines apprenantes " de la Fondation AMIPI-Bernard Vendre. Son constat ? " L'usine réussit là où la psychiatrie a échoué. A l'hôpital, beaucoup parmi ces opérateurs seraient des légumes. Là, ils progressent. " Qu'est-ce que l'intelligence ? Comment le travail manuel peut-il agir sur les neurones et les synapses du cerveau ? Quel rôle tient le mimétisme dans la " normalisation " de ceux que l'on appelle handicapés ? S'appuyant sur des études neurologiques, ce livre est d'abord un récit. 
 L'histoire de celles et ceux qui, comme Bernard Vendre, eurent un jour droit à ce verdict terrible : " Débile il est, débile il restera. " Mais " débiles ", ils ne le sont pas...
 
 
 
Dernière modification : 26/03/2020