La conversion de Georges Bernanos, à la lumière de René Girard

Vendredi 4 avril 2025

par zoom

La tradition critique s’accorde à dire de l’œuvre de Georges Bernanos (1888-1948) qu’elle peut être divisée en deux parties. On considère le tout début de la rédaction du Journal d’un curé de campagne, à la Noël 1934, comme l’évènement inaugural de cette division – division qui sépare certes l’œuvre elle-même, mais qui sépare aussi – et surtout – la propre subjectivité de son auteur. Aussi faut-il bien appeler révélation, ou peut-être et plus radicalement encore conversion, l’évènement de cette division interne.

À la lumière de l’œuvre de René Girard, et plus particulièrement de son essai sur Dostoïevski, nous proposons de relire la bipartition de l’œuvre et de la subjectivité bernanosiennes à nouveaux frais. Pour ce faire, nous formulerons l’hypothèse que Georges Bernanos est un auteur converti, à condition que l'on s’attèle à élucider le concept de conversion en son entente girardienne.

Ancien élève de l’ENS de Lyon, Maxime Morin est doctorant en lettres modernes, sous la direction d’Yves Baudelle (Université de Lille) et de Pierre Schoentjes (Université de Gand). Son travail porte sur la question de la technique dans l’œuvre polémique de Georges Bernanos. Il est l’auteur de Georges Bernanos & la révolution des consciences, paru au Passager clandestin en 2025, et coauteur de plusieurs ouvrages illustrés (Scènes de la vie postmoderne en 2021 et Dictionnaire de la vie postmoderne en 2023 avec Marguerite Hennebelle, paru aux Équateurs ; Anthropocène Muséum en 2023 avec Lorrain Oiseau, paru chez Exemplaire ; Situations en 2023 avec Tienstiens, paru chez Bandes Détournées).

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