| LE TRAGIQUE ET LA TRAGEDIE autour de "La Violence et le Sacré" vendredi 1er juin de 9h à 17h30 Bibliothèque nationale de France 5, rue Vivienne 75002 |
|
| RENÉ GIRARD ET LA THÉOLOGIE vendredi 16 mars à la Bibliothèque nationale de France avec James Alison, Benoît Chantre, Dan Arbib, François Euvé, Dominique Peccoud, Lucien Scubla. |
| René GIRARD, le penseur du désir et de la violence Hors-série Philosophie Magazine avec les contributions de M.Anspach, B.Chantre, B.Cyrulnik, P.Dumouchel, JP Dupuy MC Sicard, P Thiel, JM Oughourlian, ... |
![]() | René Girard Achever Clausewitz Entretiens avec Benoît Chantre Parution en poche aux Editions Champs Flammarion |
Blaise Pascal Instituut > Girard Studiekring > COV&R 2007 (français)
Amsterdam Vrije Universiteit (Université Libre) 4-8 juillet 2007
Vulnérabilité et tolérance anglais
Deux assassinats politiques ont provoqué une série de chocs dans les Pays-Bas, un pays qui se vante de sa tolérance historique. Le 6 mai 2002 le politicien Pim Fortuyn fut tué par un activiste militant pour les droits des animaux. Deux années plus tard, le 4 Novembre 2004, Théo van Gogh, auteur et cinéaste, fut tué par un adepte de l’íslam fondamentaliste. Ces deux meurtres montrent la tension accrue entre les minorités des immigrés et la population autochtone dans les Pays-Bas. Fortuyn avait transgressé le code conventionnel consistant en la tolérance politique en prêtant sa voix au mécontentement populiste à propos des immigrés. Van Gogh avait testé sans répit les frontières de la liberté d’expression, en particulier en ce qui concerne la sensibilité de groupes minoritaires comme les Juifs ou les adeptes de l’islam. Les deux hommes assassinés avaient, chacun à sa façon, mis en lumière l’indifférence qui se trouvait à la base du discours hollandais sur la tolérance.
Un débat politique échauffé
Le meurtre de ces deux hommes a provoqué un débat politique échauffé sur la tolérance et la liberté d’expression, qui continue toujours. Le chroniqueur officiel de la ville d’Amsterdam, Geert Mak, témoin de la spirale vicieuse de l’ intolérance accrue suivant le meurtre de Van Gogh et des mesures défensives prises par les autorités pour contrecarrer une polarisation croissante, écrit un pamphlet fascinant en défense de la tolérance où il proposa la notion d’une civilisation vulnérable, où il donna une valeur politique positive à la notion de vulnérabilité.
Une réflexion nouvelle sur les concepts
La commission qui prépare la conférence du Colloque sur
Séance d’ouverture à l’Université Libre, le 4 juillet 2007, de 13 heures à 17 heures
Ian Buruma, Henry R. Luce Professor of Human Rights and Journalism, Bard College, Annandale-on-Hudson, New York
Le cas néerlandais comme un exemple de tendances opérant au niveau mondial
En Hollande l’intolérance récente suit une crise d’identités. En moins d’un quart de siècle les Hollandais abolirent leur système social basé sur une division par ‘colonnes’, (zuilen) où les identités basées sur la relgion et l’idéologie soutenaient une société tolérante, plus ou moins diverse mais où on évitait les confrontations.
La capitale mondiale du relativisme?
Ce système disparaissait au début du mouvement de réveil qui naquit vers la fin des années soixante. Les effets nivélateurs des années soixante furent plus radicaux en Hollande que dans d’autres pays, soit en Europe soit de l’autre côté de l’Atlantique. De la politique orientée vers le consensus où on évitait soigneusement une confrontation directe lors de l’application de la loi, découlaient des stratégies qui, à dessein et dans des limites, étaient aveugles aux conséquences des actes de ceux qui transgressaient la loi (gedoogcultuur). La tolérance officielle mise en pratique par les autorités, combinée avec l’héritage des ‘colonnes sociales’, a valu à
Ambivalence
La réaction aux phénomènes décrits par les différents groupes des immigrés qui se sont établis dans les Pays-Bas depuis les années soixante, est ambigu et mixte. Ils sont arrivés au moment où la motivation générale pour faire disparaître l’ordre ancien basé sur la différenciation, avait produit des changements irréversibles. Les nouveaux-venus furent encouragés de participer à ce qui était présenté comme ‘liberté pour chacun’ mais qui exclua cependant beaucoup de personnes. Il est vrai que beaucoup d’immigrés devinrent des modèles d’une intégration positive comme
Une perspective mondiale
Actuellement règne un certain désespoir dans la recherche d’une réponse adéquate aux événements. D’une part on constate la présence de la demande pour un élargissement des possiblités renforçant une application plus stricte des lois. D’autre part on rencontre le refus d’accepter l’intolérance aggressive d’une minorité, combiné à une attitude d’acceptation de la vulnérabilité qui en résulte. Les participants à l’atelier “ le cas hollandais” seront invités à placer les tendances que nous venons d’énumérer ainsi que les réponses du gouvernement et de la société civile dans une perspective mondiale comparative dans l’espoir de trouver le début d’une réponse à la question urgente: que fait une societé qui est tolérante envers les minorités, quand elle est confrontée à une minorité qui fait preuve d’intolérance accompagnée de violence? suite
> Ian Buruma, On a tué Theo van Gogh (Paris: Flammarion, 2006) [critique]. - Jean Birnbaum, "Qui veut tuer le 'loup' démocratique?", Le Monde, 15.11.2006. - Elisabeth Lévy, "Contre les chiens de garde de l'islam" Le Point, 26/10/2006.
Autres textes, liens
Contact: covr2007@blaisepascal.nl, Sonia Pos, 0031.20.625.5358.