Girard Mauss

René Girard - Marcel Mauss 

 

Colloque organisé par l'Association Recherches Mimétiques et la Revue du Mauss.

 

Samedi 16 mars 2019 au Centre Sèvres - Paris 6ème

 

 

Vous trouverez ci-dessous les interventions (20mn) et débats (10mn) qui ont suivi.

 


 

Pour aller plus loin dans l'étude de la pensée de Marcel Mauss, nous vous renvoyons au site http://journaldumauss.net/.


Voici quelques éléments de bibliographie maussienne et Maussienne,
Marcel Mauss,

Essai sur le don in Sociologie en anthropologie (PUF), avec tout un ensemble de textes essentiels de Mauss et la célèbre préface de Clause Lévi-Strauss qui apparaissait comme l’acte de baptême du structuralisme.


Alain Caillé,

Anthropologie  don (2000), désormais dans la collection La Découverte/Poche.

- Théorie anti-utilitariste de l’action. La Découverte, 2009.
Anti-utilitarisme et paradigme du don, Le Bord de l’eau, 2014
Œil pour œil, don pour don. La psychologie revisitée (avec Jean-Edouard Grésy), DDB, 2018


Philippe Chanial (Ed.), 

La société vue du don. Manuel de sociologie anti-utilitariste appliquée, La Découverte, 2008.


Jacques T.Godbout (avec A. Caillé), 

L’esprit du don, collection La Découverte/Poche. 
 

 

 

 

Alain Caillé,

Quelques notes sur les rapports entre Maussiens et Girardiens. Amont et aval.

 

 

 

Lucien Scubla,

Le sacrifice chez Mauss et Girard : don,communication ou mise à distance du divin ?

 

 

 

Mark Anspach,

 

 

 

Bernard Perret,

Une relecture mimétique de l’anthropologie du don

 

 

Jean-Pierre Dumas,

Don débarras

 

 

Paul Dumouchel,

Mauss et Girard, deux anthropologues en chambre ("armchair anthropologists")

 

 

Bruno Viard,

Pour un tandem anthropologique Mauss/Girard

 

 

 

Philippe Chanial.

 

 
Considérés d’un pur point de vue académique, voilà deux auteurs sans grands rapports. Le premier, Marcel Mauss, se réclame de la science - de la « science sociale » ou de la sociologie -, ce qui pour lui, spécialiste de l’ethnographie et des religions primitives, est une seule et même chose. Même s’il est loin d’être aussi souvent cité, commenté et mobilisé à l’Université qu’il le faudrait, il n’y est pas moins une référence reconnue, légitime et à peu près légitimante.
 
Le second, René Girard, venu des études littéraires, chrétien revendiqué de surcroît, n’est que rarement cité ou alors dans des notes de bas de page, et négativement, par les gardiens des champs qu’il a pourtant puissamment investis et irrigués : l’anthropologie – des religions notamment –, la psychologie ou la psychanalyse.
 
Mais au bout du compte, même si l’un et l’autre comptent des défenseurs importants et enthousiastes, ils ne figurent pas au cœur des débats actuels en science sociale et en philosophie morale et politique. La conviction qui animera cette journée d’étude est qu’ils devraient pourtant apparaître au premier plan parce que ce sont ceux qui offrent peut-être les éléments de compréhension les plus importants de l’aventure de l’humanité.
 
Admettons cette hypothèse. Reste alors à comparer et à évaluer leurs démarches et leurs résultats. C’est ce que se propose d’impulser cette journée d’étude, qui pourrait s’organiser autour et à partir de deux questions-clés : D’où naît le conflit entre les humains ? Qu’est-ce qui permet de le surmonter : le don – la triple obligation de donner, recevoir et rendre – et/ou le sacrifice ?
 
 
Dernière modification : 26/03/2019