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Anthropologie.

COLLOQUES - CONFERENCES

 

L'Association Recherches Mimétiques organise des colloques, des conférences et des séminaires en partenariat avec la BnF, l'ENS et d'autres institutions.

 

 

Le sacrifice à l'aube de la sédentarisation

René Girard et le site néolithique de Catalhöyük

​CONFERENCE DE BENOIT CHANTRE

 

2 février 2016

Ecole Nationale des Chartes

Ecole des Chartes

Catlahoyuk

 
Ce colloque international est organisé par l'Association Recherches Mimétiques et l'Ecole nationale des Charte.   

 

 

 

 

 

Pour qui s’intéresse au village néolithique de Çatalhöyük, ce sont les fresques dégagées par James Mellaart en 1961 qui s’imposent – où l’on voit s’agiter et danser, autour d’un cerf, d’un auroch ou d’un sanglier surdimensionnés, une foule de chasseurs minuscules. René Girard, commentant ces images en 2008, sembla un temps privilégier la chasse au cerf. Interprétant deux d’entre elles dans le cadre de son anthropologie sacrificielle, il vit dans la violence frappant cet animal l’équivalent d’un lynchage. Le rituel cynégétique imiterait une scène originaire se répétant dès qu’une société entre en crise.


On tentera ici d’enrichir cette interprétation en la confrontant d’abord aux recherches menées par Ian Hodder, en articulant ensuite le modèle de René Girard à celui d’une anthropologie plus précisément dédiée aux images, celle de Philippe Descola. On fera alors l’hypothèse que le passage des premières cellules domestiques hantées par les morts (restes animaux et humains dissimulés dans les sols ou les murs) aux maisons habitées par les images et vidées de toutes reliques, n’a pu s’opérer que par la maîtrise du sacrifice ; en d’autres termes, grâce aux rituels de chasse et aux nombreuses pratiques sacrificielles qui marquent l’aube de la sédentarisation.


 

 

Girard - Lévi-Strauss

Le sacrifice aujourd’hui

27 janvier 2012
ENS-CIEPFC

 

ENS

Lévi-StraussVideos

 
Ce colloque international est organisé par l'Association Recherches Mimétiques et la Bibliothèque nationale de France, en partenariat avec l'ENS-CIEPFC.  Entrée libre - colloque en français.

 

Lévi-Strauss

Levi-Strauss-Girard, Colloque ENS du 27 janvier 2012

 

Claude Lévi-Strauss et René Girard ont fortement contribué, chacun avec son génie propre, à rénover en profondeur l’anthropologie du siècle dernier. Ce sont aussi deux grands écrivains français, alliant clarté de la pensée et puissance de synthèse.
Cependant, à considérer leurs travaux respectifs, tout semble les opposer. Si le sacrifice peut servir à jeter un pont entre eux, ce n’est certainement pas à titre de dénominateur commun. Sa place est marginale, chez Lévi-Strauss, où il sert surtout de repoussoir à la pensée totémique et classificatoire, qui oriente notre rapport au monde naturel et social. Elle est au contraire centrale chez Girard, où le sacrifice est la racine et le pivot  de l’organisation sociale.
C’est justement parce qu’il occupe, chez ces deux auteurs, des positions symétriques et inverses que le thème du sacrifice devrait pouvoir, mieux que d’autres,favoriser la comparaison et l’évaluation réciproque de leurs pensées concurrentes et complémentaires. Alors que le croisement entre ces deux anthropologies a rarement été tenté, l’éloignement dont nous bénéficions nous permet de les situer au cœur du « moment 1960 » en philosophie et en sciences humaines, et ainsi d’éclairer, appuyés sur leur opposition féconde, les phénomènes de violence de masse qui nous sont contemporains. Tel est le pari de cette journée d’étude, qui, s’il est gagné, devrait déboucher sur un colloque international destiné à en conforter et développer les résultats.

 

Avec Mark Anspach, Benoît Chantre, PaulDumouchel, Camille Tarot, Simon Simonse, Lucien Scubla, Kozo Watanabé etFrédéric Worms


 

 

Girard – Bourdieu

Des affinités méconnues

mardi 18 juin 2013
Bibliothèque nationale de France

 

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Ce colloque international est organisé par l'Association Recherches Mimétiques et la Bibliothèque nationale de France, en partenariat avec l'ENS-CIEPFC. 

 

Bourdieu

Girard - Bourdieu, Colloque BNF du18 juin 2013

 

 

Le rapprochement entre les pensées de René Girard et de Pierre Bourdieu aura-t-il jamais été tenté ? Il existe pourtant une proximité assez visible entre le désir mimétique girardien et ce que Bourdieu appelle « lutte des classements »,par distinction avec la lutte des classes. Dans les deux cas, on observe une rivalité, une violence, une domination dont l’enjeu n’est pas réductible à l’économie, et qui est à mettre en relation avec le besoin de reconnaissance.

Une tension est cependant observable entre Bourdieu, qui englobe les luttes pour la reconnaissance au sein des luttes pour la possession du capital économique, et Girard, qui donne la priorité aux luttes de reconnaissance, de prestige oud’amour-propre: ce sont ces luttes qui aboutissent à la lutte des classes et à la paupérisation. Ce point de départ ne préjuge pas d’autres rapprochements possibles entre ces deux penseurs.

Quel rapport la littérature entretient-elle en effet avec les rivalités symboliques? Elle peut, certes, les thématiser, comme Girard et Bourdieu l’ont montré.Mais une hypothèse plus ambitieuse serait que la littérature dans son essence consiste à résister aux rivalités mimétiques ou aux luttes de classement.

 

Roberto Calasso

Conférences et entretiens

Roberto Calasso est un écrivain italien traduit dans le monde entier.

Il a été longtemps en dialogue avec René Girard.

 

Penseur inclassable, son style et ses thèmes deprédilection (le sacrifice, la mythologie, la modernité européenne) le situent à l'intersection de la philosophie, de la science des religions, de l'histoire et du roman. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels La Ruine de Kasch, Les Noces de Cadmos et Harmonie, La Littérature et les dieux, ou plus récemment La Folie Baudelaire.

 

Calasso vidéo

vidéos

 

ECOUTER / VOir :

 

 

Débat entre René Girard et Roberto Calasso

Extrait de l’émission « Océaniques »

 



Conférence «La Forêt des Brâhmanas »

donnée le13 mai 2008, dans le cadre de la Chaire « René Girard », au Collège des Bernardins


Cette conférence de Roberto Calasso, a abordé les Brâhmanas, d'un point de vue anthropologique, à partir du grand livre de Sylvain Levi, La Doctrine du sacrifice dans les Brâhmanas, et de la lecture très stimulante que René Girard  en a faite dans une série deconférences récentes.


 


Conférence « La superstition de la société »

donnée le 5 juin 2014 , dans le cadre des « Conférences René Girard », organisée par la Fondation Imitatio, à Paris (Centre Pompidou) et Stanford University.


« La société sécularisée, devenue dominante aujourd’hui, s’attache à étudier des centaines de sociétés du passé, qu’il s’agisse de tribus ou d’empires, qui toutes se sont définies et décrites dans leur relation à quelque chose d’invisible et d’inconnu, parfois habité par des dieux et incluant ce qu’on nomme aujourd’hui la nature. Au contraire, la société sécularisée se définit, se décrit et fonctionne uniquement par rapport à elle-même,puisqu’elle se juge autosuffisante et seule productrice de sens. Lesimplications et les origines de ce changement seront l’objet de ma conférence. »  (Roberto Calasso)

 

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Séminaire de Lucien Scubla à l'ENS 

Anthropologie structurale et anthropologie mimétiques 

 

Lucien Scubla a animé, de février à juin 2012, un séminaire mensuel d’anthropologie, destiné à prolonger de la journée Girard/Lévi-Strauss du 27 janvier 2012, organisée par l’ARM et du CIEPFC.


On étudiera les positions respectives de René Girard et Claude Lévi-Strauss, deux grands théoriciens de l’anthropologie, sur des thèmes comme la prohibition de l’inceste, l’articulation de la nature et de la culture, les relations entre les mythes et les rites, la fonction des systèmes de parenté et des rites sacrificiels, etc.

En les confrontant avec des données ethnographiques, on montrera que ni leur désaccord n’est critère de fausseté, ni leur accord, une garantie de vérité. Lorsque Girard et Lévi-Stauss s’opposent, leurs points de vue sont plus souvent complémentaires qu’exclusifs l’un de l’autre. Lorsque leurs positions sont proches, elles n’expriment parfois qu’une illusion partagée, un point aveugle qui leur est commun. S’il est donc nécessaire d’associer leurs perspectives différentes, en les ajustant pour les rendre pleinement compatibles, il faut aussi prendre la mesure de tout ce qui échappe à l’une comme à l’autre. Toutes deux ont une prétention à la complétude qui est irrecevable et il ne suffit pas de réunir leurs apports respectifs pour la satisfaire.

 

Programme du séminaire :

 

vendredi 9 mars
de
14h à 16h. : « Parenté, sacrifice, procréation »
ENS salle d'histoire

 

La séance sera consacrée à l’étude d’un des articles les plus célèbres de Lévi-Strauss, « L’analyse structurale en linguistique et en anthropologie » (repris dans Anthropologie structurale, 1958, chapitre 2) qui propose une explication originale des relations privilégiées que l’oncle maternel entretient avec son neveu utérin dans la plupart des sociétés.
Il s’agira d’élucider trois points obscurs de ce texte, que la plupart des commentateurs passent sous silence : 
1.    les rudiments de linguistique présentés au début de l’article n’ont aucun lien véritable avec l’analyse anthropologique de « l’atome de parenté » qu’ils sont censés préparer ; 
2.    le caractère religieux de la relation avunculaire est fortement souligné dans les propos introductifs, mais ne joue finalement aucun rôle dans la modélisation de l’atome de parenté ;
cette modélisation prend en considération quatre seulement des six relations comprises dans l’élément de parenté, omettant la relation mère-enfant et la relation entre le père et l’oncle maternel

 

vendredi 30 mars
« Réciprocité, hiérarchie et sacrifice dans les organisations dualistes »,
en salle d’histoire, de 14h à 16h. 

 

        Chez Lévi-Strauss, les notions d’échange, de communication, et de réciprocité, sont étroitement liées et pratiquement interchangeables. La fonction symbolique elle-même, censée constituer la matrice de tous les systèmes culturels, est indissociable de ces notions. Elle est en effet conçue sur le modèle du langage, lui-même réduit à la communication, c’est-à-dire à un échange de mots supposé  homomorphe à l’échange des femmes et à l’échange des biens économiques. Bref, pour l’anthropologie structurale, le principe de réciprocité constitue la clé de voûte de toutes les sociétés humaines.
            Or, curieusement, les organisations dualistes, sociétés composées de deux moitiés exogamiques, dont on attendrait l’illustration la plus simple et la plus claire du principe de réciprocité, présentent presque toujours des propriétés qui paraissent le mettre en défaut. On regardera si l’anthropologie structurale a ou non les moyens de dénouer ce paradoxe.

 

 vendredi 15 juin, de 14h à 16h, à l’ENS, 45 rue d’Ulm, dans la salle de séminaire du sous-sol du pavillon Pasteur.


         Elle aura pour thème : 
                 René Girard, lecteur des Mythologiques (de « L'interlude du discret » au mécanisme victimaire, et du mécanisme victimaire à la formule canonique du mythe)

          
         
           À l’aide des méthodes et des outils, indépendants mais complémentaires, de l’anthropologie structurale et de la « théorie mimétique », nous montrerons que l’opposition du discret et du continu, dont nous avons vu qu’elle n’était pas pertinente pour distinguer le « système totémique » du « système sacrificiel », ne permet pas non plus de dissocier le mythe du rite, comme Lévi-Strauss l’avait tenté dans les Mythologiques. 

 

 

Violence et structures archaïques du Haut moyen-Age

CONFERENCE DE MICHEL ROUCHE

​25 mars 2009

Ecole nationale des Chartes

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Vengeance de Clovis

Biographie

Michel Rouche est né à Paris, le 30 mai 1934. Agrégé d'histoire en 1959 et docteur ès lettres en 1976, il enseigne à l'université Charles-de-Gaulle – Lille III, de 1969 à 1989, puis à l'université de Paris iv-Sorbonne jusqu'en 2003. En 2007, il est invité à l'université de Princeton. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le haut Moyen Âge, dont L'Aquitaine des Wisigoths aux Arabes (418-781) (1979), Clovis (1996 puis 2013), Les origines du Christianisme (30-451) (2007), Attila : la violence nomade(2009). Il est lauréat de l'Institut de France.

 

Résumé

Comment expliquer sur le plan anthropologique les aberrations suivantes ? Ordre de Clotilde d’exécuter ses petit-fils, dévoilement des parties génitales de Théodoric par sa mère en public. Pourquoi pour devenir roi faut-il l'assassiner ? Pourquoi deux rois simultanés, un prêtre, un guerrier ? Pourquoi les rois des Francs se sont-ils acharnés à partager leur domaine en portions égales entre leurs fils depuis Clovis jusqu'à Robert le Pieux ? Pourquoi Charlemagne a-t-il systématiquement refusé de marier ses filles ? Derrière ces faits se cachent des visions de construction de sociétés premières.

 


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Dernière modification : 21/09/2016